La luxure en héritage (début)

La luxure en héritage (début)

Les coquines et coquins voici le début du récit de la luxure en héritage. C’est le premier récit de l’auteur Zeppo qui se présente par ces quelques lignes :
Briser les tabous. Sans s’enchaîner à ce qui pourtant lui sert d’axiome, Zeppo se livre avec délice à l’exploration de la sexualité sous toutes ses coutures. Il a d’abord publié ses écrits dans Second Life, mais c’est maintenant dans le monde physique et bien palpable qu’il décide de poser ses bagages. De la sensualité remplie de bons sentiments, à la pornographie saupoudrée de vice et de perversion… Rajoutez un brin d’anarchisme et de science-fiction… Mélangez le tout, et vous obtenez ce clown incontrôlable: Zeppo, prêt à sauter “dans la foule avec ses yeux en couteaux”
Vous pouvez retrouver tous les autres récits de Zeppo sur son site perso.

La luxure en héritage

Bonne lecture !

Comme tous les jours, Isabelle se fait belle pour sortir et aller travailler. Elle aime ce qu’elle lit dans le regard de son mari, lorsqu’il lui souhaite une bonne journée. D’abord, il se sent fier de l’avoir pour femme, elle sent l’envie monter en lui, comme à chaque fois: violemment, au point qu’elle est capable de le faire jouir en moins de deux minutes.
Une minute et dix-sept secondes, c’est son record. Elle l’avait rejoint ce jour-là dans la salle de bain, avait lancé le chronomètre puis s’était glissée avec lui sous la douche. Rien que la voir nue le faisait bander comme au premier jour, il y a déjà vingt-trois ans. Elle s’était mise à genoux et l’avait pris directement en bouche. Dire qu’il était dur comme la pierre n’est pas en vain. Sûrement pour ça, d’ailleurs, qu’il jouit toujours si vite. Si sa queue était plus large, il la ferait jouir avec la même vitesse. Déjà que ses coups de boutoir si solides la rendent folle, si elle se sentait encore mieux remplie, elle jouirait sûrement très-très vite. Mais pour battre son record, Isabelle avait dû employer les grands moyens. Les yeux braqués dans ceux de son homme, ses couilles pleines dans la main, elle avait glissé ses lèvres tout le long de sa verge qui semblait douloureuse à être si dure. Et dans le même mouvement, ses doigts fins et manucurés avaient caressé son périnée, jusqu’à se poser sur son anus. Elle avait bien senti comment ce contact l’avait projeté proche de l’extase. Elle n’avait donc pas hésité un seul instant et lorsque son visage était venu buter contre son bas-ventre velu, elle avait enfoncé de force un doigt dans le cul de son mari.
C’était en même temps la première fois qu’elle osait le doigter, et la première fois qu’il cracha son foutre tout au fond de sa gorge, la tenant par les cheveux et la plaquant contre lui, à lui en filer autant de frissons que de haut-le-cœur. Elle lui avait souri et sans un mot, était allée vérifier le chronomètre, le laissant reprendre son souffle seul.

Pendant longtemps, elle avait regretté d’être amoureuse d’un homme aussi peu endurant. Mais avec les années, elle s’en était d’abord amusée, puis avait fini par apprécier l’effet qu’elle avait sur lui. Cette excitation qu’il n’arrive jamais à retenir est pour elle la preuve de son sex-appeal, et le temps qui passe semble ne pas atténuer cet émoi.

La luxure en héritage
Isabelle


Mais Isabelle n’est pas dupe. Si elle prend autant de plaisir avec son mari, c’est bien parce que d’autres la baisent sauvagement jusqu’à la faire hurler. Une fois par mois, elle sort avec ses copines, une fois par mois, elles partent ensemble “en chasse”. Souvent des petits jeunes, qui ne demandent rien de plus que de tirer leur coup dans les toilettes de la boîte de nuit, un coin sombre de parking, ou, comme le mois dernier, dans la cage d’escalier d’un immeuble. Elles sont quatre, toutes mariées. Une seule le dit à son mari, et Isabelle trouve ça terriblement excitant. Un jour, elle mettra son homme au courant et le rendra cocu pour son plaisir autant que le sien. Une seule règle dans leurs soirées : pas à moins de 100 km de la maison, et on refuse les invitations du dernier verre. Isabelle n’a jamais enfreint cette règle. On ne va pas chez eux, on trouve un endroit et on rejoint ses amies, pour rentrer toutes ensemble et ne plus revoir l’homme.

Peut-être bien que le mari d’Isabelle se doute déjà de quelque chose. Plus le temps passe, plus elle se dit qu’il n’est pas assez stupide pour ne pas l’avoir remarqué. C’est un peu pour ça qu’elle aime, dans ce regard qu’il lui offre alors qu’elle part pour le bureau, y lire une certaine jalousie, bien que ce ne soit pas le mot exact. Elle n’a jamais vraiment cherché comment définir ça, mais c’est comme s’il savait qu’elle se fait belle autant pour lui que pour les autres, mais que ça lui plaisait. Et ce matin plus que d’habitude:
– Tu es sexy, Isabelle, lui dit-il avec des yeux pétillants.
– Dommage que tu doives attendre ce soir pour en profiter, lui répond-elle avec malice.
– J’attendrai mon tour !
Cette réponse la fait presque paniquer. Mais aussi l’excite. Elle ne veut pas le lui montrer. Une petite partie d’elle-même a encore un peu honte de le tromper.

Mais maintenant que Sabrina, leur fille unique, est à l’université, elle pourrait peut-être rectifier le tir. Elle ferme la porte d’entrée après lui avoir soufflé un baiser et se dirige vers sa voiture. À peine y est-elle installée que son portable vibre. Elle lit le message, presque agacée d’être tirée de ses pensées: “Je suis à la gare ! S’il te plaît, viens me chercher, mais ne dis rien à papa !“. Sabrina. Qu’est-ce qu’il lui arrive, encore ? La semaine dernière, c’était une histoire de cœur. Son mec l’avait larguée. Il faut dire qu’à 19 ans, au XXIème Siècle, vouloir attendre plus d’un mois avant de baiser, ça relève quasiment de la frigidité ! Mais Isabelle a toujours répondu présente pour sa fille. Elles se sont toujours tout raconté. Enfin, surtout Sabrina. Isabelle ne lui a jamais parlé de ses escapades entre copines. Elle regarde l’heure et répond donc à sa fille : “Je suis là dans cinq minutes, mais je travaille !“.

À la gare, elle trouve sa fille en larmes. Sabrina s’effondre dans ses bras sans pouvoir rien expliquer. Isabelle a vingt minutes de route pour être au bureau, mais elle sent que c’est quelque chose de plus grave que d’habitude. Elle l’amène jusqu’à la voiture et elles s’installent chacune sur son siège. Sabrina réussit à se calmer un peu. Malgré les traits tirés et les larmes abondantes, elle reste belle. Un corps sportif, bien en chair, des cheveux longs aux pointes décolorées, un visage rond qui est d’habitude illuminé par des yeux bruns rieurs et une bouche souriante.

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Sabrina

– Je vais me faire avorter, finit-elle par dire.
Isabelle reçoit un coup de poing dans le ventre. Elle ne sait que trop bien la douleur que c’est. Elle a envie de compatir, de la prendre dans ses bras, de lui dire qu’elle sera là pour elle, mais au lieu de ça, elle ne comprend pas:
– Je croyais que vous n’aviez pas…
– Je vais me faire avorter! On s’en fout de comment c’est arrivé!
Isabelle se reprend et lui ouvre grand ses bras, la rassure, la couvre de baisers sur le crâne, comme quand elle n’était qu’une petite fille.
– Je serai là, mon amour. Et tu sais, c’est pas grave d’avoir trompé ce gars. Il ne te méritait pas !
– Je ne l’ai pas trompé, putain ! Tu veux vraiment savoir ? Je l’ai laissé se branler en me regardant et jouir sur ma chatte ! Voilà !
– Excuse-moi, ma chérie, je ne voulais pas…

Mais elle n’a pas le temps de terminer sa phrase que Sabrina reprend ses sanglots et plonge dans ses bras. Une fois un peu calmée, Isabelle n’a plus d’autre choix que de se rendre directement à son travail. Son mari est à la maison, puisqu’il est au chômage depuis six mois (le foyer se reposant sur leurs économies et le bon salaire d’Isabelle, mais pour combien de temps encore ?). Elle ne peut se permettre de demander sa journée non plus. Sabrina devra l’accompagner ou rester seule en ville à se balader. Sa fille n’hésite pas une seconde :
– J’ai de quoi lire… je me ferai toute petite dans ton bureau, comme avant…
Isabelle sait que dernièrement, elle a un peu abusé sur les journées maladie, sur les pauses un peu trop longues et les compte-rendu un peu trop tardifs. Elle n’a pourtant pas le cœur de refuser ça à sa fille en détresse. D’ailleurs, quand elle accepte, elle sent Sabrina comme délestée d’un poids. Elle lui sourit même !

Arrivées à destination, isabelle et Sabrina se dépêchent de rejoindre le bureau. Seule la secrétaire à l’accueil les voit. Elle n’a pas levé les yeux sur elles, mais Isabelle sait très bien qu’elle les a vues. Elle voit tout, cette fouine. Elle est même persuadée que c’est elle qui a parlé au boss de ses pauses trop longues et ses retards répétés.
Peu de temps après, Isabelle est plongée dans son travail. Sabrina lit, assise sur une chaise, dans un coin. Elle semble avoir repris ses esprits et s’est plongée dans son livre comme elle le fait toujours : pleinement. Sabrina a toujours été une rêveuse, dans sa bulle, et depuis toute petite, les livres ont été un grand réconfort pour elle. Mais aujourd’hui, elle est femme. Les problèmes qu’elle vit dépassent de loin ceux de l’amitié trahie ou de peines de cœur dont on se remet toujours facilement. Il lui semble que pour la première fois de sa vie, elle regarde sa fille, en train de lire près de la porte, comme une adulte. D’un côté, ça lui brise le cœur. Elle a perdu sa petite fille à jamais. Mais en même temps, elle est prise d’un sentiment de fierté qui lui coupe le souffle. Sa petite fille a grandi, est devenue une belle femme, intelligente et autonome. Seulement 19 ans et elle vole de ses propres ailes, vit même apparemment ses désirs à sa guise.

Isabelle sort de ses pensées en entendant frapper à la porte. Sans même qu’elle ait le temps de répondre, celle-ci s’ouvre et elle voit la tête de la secrétaire-fouine passer. Sabrina se retrouve cachée derrière la porte.
– Monsieur Parlieu demande à vous voir, tout de suite.
Puis elle repart, laissant Isabelle à son désarroi. Tout le monde sait ici qu’être convoqué par le DRH sans rendez-vous est mauvais signe. Et doublement pour les femmes. Parce que ce type est un beau mec et qu’il le sait. Il a une quarantaine bien tassée, sûrement passé les 45 ans, un visage jovial aux mâchoires carrées, puissantes, comme semblait l’être le reste de son corps sculpté par des années de sport. Même ses tempes grisonnantes et les rides naissant sur son visage sont sexy.

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Monsieur Parlieu

Une ancienne collègue avait tenté de porter plainte pour harcèlement, mais elle n’avait fait que se ridiculiser. Le bigre sait manier les mots à double sens. Il lui avait suffi de dire que la femme n’avait fait qu’interpréter de manière détournée ce qu’il voulait exprimer. Isabelle sait que d’autres ont cédé à son chantage sexuel, sans aucune mauvaise conscience. Elle se lève alors en souriant à sa fille pour la rassurer en sachant qu’elle n’hésiterait pas une seconde. Se faire renvoyer avec son mari au chômage, ce serait signer la fin des études de Sabrina, et elle ne l’accepterait jamais !

Devant la porte de Parlieu, Isabelle ouvre un peu plus le décolleté de son cache-cœur, descend un peu le tissu sur ses épaules, puis frappe après une grande inspiration. Il lui dit d’entrer, raccroche le téléphone alors qu’elle referme la porte. Elle sait que c’est fait exprès qu’il ait mis cette imposante armoire juste là où il y a une fenêtre qui donne sur le couloir. Il est assis sur son bureau et invite Isabelle à s’asseoir sur la chaise juste à côté de lui. Il faut avouer que cette barbe de huit jours et son attitude dégagée lui donnent un charisme encore plus grand que d’habitude. Une fois assise sur la chaise, en dessous de lui, Isabelle se sent comme une lycéenne convoquée chez le directeur et n’en mène pas bien large.

– Madame Delarme, commence-t-il sur un ton presque jovial. Je suppose que vous savez pourquoi je vous ai fait appeler. Ça fait déjà quelque temps que j’aurais dû vous recevoir. Mais je considère que nous sommes tous adultes ici, et que de soi-même, on peut savoir quand on n’est plus dans les clous. Alors quand je vous ai vue arriver encore en retard ce matin, avec cette jeune demoiselle qui n’avait pas l’air d’une potentielle cliente, je me suis posé des questions. J’espère que vous pourrez y répondre. Nous pourrons alors ensemble trouver les ajustements nécessaires.
Isabelle se sent toute petite face à cet homme si sûr de lui. Le salopard ne cache même pas qu’il est en train de reluquer son décolleté en lui parlant. Elle n’ose que furtivement baisser les yeux sur son entre-jambe, mais avec ce jean, pas moyen de dire si la situation l’excite. Alors elle remonte les yeux sur lui, pensant à sa fille, en bas, qui la rendait si fière. Que penserait-elle de sa mère si elle la voyait ratatinée dans son fauteuil, rouge comme une gamine ? Elle bombe le torse pour mettre ses seins en valeur et prend son air le plus sérieux possible.
– Je peux vous assurer que tout ceci est indépendant de ma volonté, monsieur Parlieu, lui dit-elle assurée. Il m’arrive d’arriver en retard, mais de partir en retard aussi. Ma fille est venue avec moi…
– Votre fille ? la coupe le DRH sur un ton surpris.
– Oui, je suis désolée, ce n’était vraiment pas prévu, mais je ne peux pas la laisser à la maison. Elle… Disons qu’elle a vraiment besoin de présence…

Et au lieu de s’étaler en explications interminables, Isabelle tente le tout pour le tout. Elle se penche légèrement en avant, offrant à l’homme une vue encore plus imprenable sur ses monts, et pose sa main sur sa cuisse, plongeant un regard de chien battu dans ceux de monsieur Parlieu.
– Ne m’obligez pas à la laisser seule, je vous en supplie. Je suis sûre que nous pouvons trouver un terrain d’entente. Et je vous promets que pour la fin de semaine, j’aurai rattrapé mon retard.
Le DRH lui sourit gentiment. Pourtant, Isabelle ne rate pas l’étincelle qui s’est allumée dans son regard. Doucement, elle fait glisser sa main un peu plus haut… puis encore plus haut. Parlieu continue de sourire sans la quitter des yeux, Isabelle sent sa chatte pulser, n’en revenant pas d’oser faire ça et d’apprécier le moment. Mais alors qu’elle flirte avec l’entre-jambe de son DRH, celui-ci lui prend la main avec délicatesse et se lève du bureau. Il se retrouve debout devant elle. Isabelle se voit déjà sortir son sexe de son pantalon et le sucer goulument pour garder son poste. Elle l’écoute tout de même avant :
– Si le problème vient de votre fille, c’est peut-être elle que je devrais convoquer ? Je suis sûr qu’en discutant avec elle, nous trouverions comment tirer profit de cette situation pour repartir du bon pied comme avant, au lieu d’une mise à pied qui entraînerait une perte de salaire! Après tout, trouver des solutions aux problèmes, c’est mon métier! N’est-ce pas, madame Delarme ?

Ce disant, il a gardé sa main dans la sienne et l’a aidée à se relever pour la guider jusqu’à la porte, sans perdre un brin de sa superbe. À tel point qu’Isabelle en reste bouche bée, les yeux écarquillés. On l’avait prévenue qu’il était fort, à ce jeu. Le voilà qu’il lui fait comprendre qu’il préfère baiser sa fille, mais sans rien dire de tel !
Elle se retrouve seule dans le couloir heureusement désert, les bras ballants et la mine déconfite. Elle descend les marches jusqu’à son étage, les jambes flageolantes et le cerveau vidé. Livide, elle retourne dans son bureau, presque surprise d’y retrouver sa fille.
– Ça va maman ? Qu’est-ce qu’il t’a dit ?
– Ma chérie… Ce type est un fumier de première. Je risque la mise à pied, et avec ton père au chômage, on n’a vraiment pas besoin que je perde un centime de mon salaire. Et forcément, il m’a vue arriver en retard… Et avec toi. Il m’a demandé des comptes.
– Merde… Si je peux faire quoi que ce soit, maman. Peut-être qu’il vaudrait mieux que je passe la journée en ville.

Isabelle a envie de lui dire de filer, et vite, de la protéger de ce prédateur à tout prix. Mais elle sait qu’il n’hésitera pas une seconde et que cette mise à pied ne serait en rien un abus. Elle regarde sa fille, sa fille-femme, mais sa fille quand même, sa fille toujours. Elle ne peut pas compromettre un avenir aussi prometteur. Il y a quelques mois de cela, Sabrina a eu son bac avec mention TB. Elle a entamé des études de Lettres Modernes. Il n’y a qu’à la regarder pour deviner qu’elle ira loin. Si tant est que ses parents puissent lui payer ses études. Et Isabelle sait que si elle la laisse passer la journée en ville, c’est presque autant partir avec elle directement.
– Il veut te parler. Je lui ai dit que j’étais arrivée en retard aujourd’hui parce que ma fille avait des soucis, et il veut te parler…
– À moi ? s’étonne Sabrina en se levant de sa chaise. Il veut que je lui dise quoi ?
– Tu ne vas rien lui dire, Sabrina. C’est un prédateur, je suis persuadée que ce n’est pas te parler qu’il veut.
– Mais si je n’y vais pas, c’est mise à pied, c’est ça ?
– Oui…
Isabelle comprend à cet instant que Sabrina va y aller. Elle a peur, mais elle est tellement fière. Sa propre fille qui prend des risques pour elle.
– On va y aller ensemble alors, lui dit Sabrina. À deux contre un, il n’aura aucune chance !

Sabrina lui sourit, presque malicieuse, avec ses petites fossettes qui se creusent. Lorsqu’elles frappent au bureau du DRH, elles creusent toutes les deux le bas du dos, se tiennent bien droites. Elles vont lui montrer !
– Vous revoilà, madame Delarme! s’exclame-t-il. Et voici votre jeune fille…
– Sabrina ! Répond-elle d’elle-même en lui tendant la main pour la serrer.
Il a ouvert les premiers boutons de sa chemise et la jeune demoiselle ne rate pas le torse épilé et musclé qu’elle semble cacher. En lui serrant la main, Parlieu s’amuse de ce regard qui ne peut s’empêcher d’être attiré par cette légère ouverture. Il sourit en coin, sans la quitter des yeux.
– Votre mère ici présente me dit que vous avez des soucis… Et ceux-ci semblent avoir des répercussions sur son travail ici. J’aimerais donc que l’on puisse en parler tous ensemble afin de régler ce petit malentendu.
– C’est que… C’est plutôt personnel, répond Sabrina en rougissant.
Elle tente un regard vers sa mère, mais celle-ci est prostrée, comme une enfant grondée par son père à la voix grave et menaçante. Elle ne peut, pour l’instant, espérer d’aide de son côté.
– Je dois vous avouer une chose, reprit le DRH en approchant d’un pas de Sabrina qui sursaute presque. Si votre mère n’est pas irremplaçable, le poste qu’elle occupe, lui, a une importance capitale dans la stratégie de l’entreprise. Alors je ne vais pas vous cacher que vos problèmes personnels peuvent rapidement devenir les miens… Surtout quand ils sont synonymes de retards répétés et de pauses interminables au téléphone.

En l’écoutant, Sabrina prend violemment conscience d’une chose. Son habitude de toujours se tourner vers sa mère au moindre souci, au moindre tracas, peut avoir des répercussions catastrophiques dont elle n’a jusque-là jamais pris la mesure. Elle a toujours pensé que c’était naturel, qu’une mère se devait de toujours être là pour sa fille. Mais elle n’a pas eu l’idée de penser qu’Isabelle n’avait pas qu’elle à gérer dans sa vie.
Sabrina a honte, tout d’un coup. Elle baisse le regard et n’ose même pas les poser sur sa mère.
– C’est vrai que je devrais grandir un peu et ne pas l’appeler à tout bout de champ, finit-elle par avouer.
– C’est mon rôle de te faire grandir, ma puce, lui répond Isabelle en lui prenant la main. J’aurais dû ne pas être aussi présente… je pense.
– Vous voyez ! s’exclame Parlieu en se plaçant entre les deux femmes, dans leur dos, une main posée sur l’épaule de chacune. On a fait un sacré bond, déjà ! Quel était donc le souci du jour ? Tant qu’on y est, on pourrait sûrement prendre un peu de temps pour le résoudre.
– Je suis enceinte et je vais me faire avorter, lâche Sabrina, presque surprise d’elle-même.
– Oh… C’est une sacrée épreuve.
L’homme se décale sur sa droite, derrière Sabrina et pose ses mains sur ses épaules qu’il commence à masser succinctement. Ce geste suffit à raidir Isabelle. Elle commence à se souvenir à qui elle a affaire.
– J’ai une amie à qui c’est arrivé, il y a quelque temps, maintenant. Je suis donc bien placé pour savoir qu’on ne peut rien faire pour adoucir ce calvaire. La seule chose que l’on peut faire, c’est aider à penser à autre chose. À votre mère, par exemple ? En l’aidant à remonter dans l’estime de sa direction ? Vous verriez une manière d’y parvenir, Sabrina ?

Isabelle est prête à lui sauter dessus. Mais en même temps, elle se retient de le faire pour plusieurs raisons. La première est que si elle sait très bien qu’il est en train de proposer à Sabrina un rancard pour baiser afin que sa mère puisse garder son boulot, il peut encore faire croire qu’il n’a rien dit de tel. Elle passerait pour une hystérique à tendance paranoïaque, tout comme cette pauvre femme qui avait voulu essayer de porter plainte.
La deuxième raison est Sabrina elle-même. Parlieu a passé ses pouces dans sa nuque et lui masse fermement la base de son cuir chevelu. Sa fille a légèrement penché la tête en avant pour lui laisser le champ libre. Elle mord sa lèvre inférieure. Isabelle ne sait que trop bien ce que ça veut dire que de mordiller ainsi sa lèvre. Elle hésite, mais elle a envie. L’idée même de se faire baiser pour sauver le boulot de sa mère l’excite, petit à petit, fait son chemin en elle, dans son esprit et son corps, et elle va craquer.

La luxure en héritage

La suite de ce récit montrant à quel point Sabrina à la luxure dans le sang arrive prochainement

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